Au Portugal, dans la nuit du 24 au 25 avril 1974, la radio diffuse une chanson interdite: "Grandola". Il pourrait s'agir de l'insoumission d'un journaliste rebelle: c'est en fait le signal programme d'un coup d'Etat militaire qui changera la face de ce petit pays et le destin d'immenses territoires en Afrique. Au son de la voix de Jose Afonso, les troupes insurgees prennent les casernes. A trois heures du matin, elles marchent sur Lisbonne. Peu apres le triste putsch militaire au Chili, la revolution portugaise se distingue par son caractere pacifique. |