A 30 ans, Oscar Wilde (Stephen Fry) a le redoutable privilège d'être connu dans toute l'Angleterre sans avoir encore écrit une ligne mémorable. Ses mots d'esprit, ses aphorismes, son goût raffiné, ses tenues voyantes qui sont autant de poses et de masques en font l'une des figures les plus brillantes et les plus controversées de son époque. Mais le personnage public, dont la "décadence", le dandysme affiché et l'humour insolent heurtent tant les sensibilités victoriennes, cache un personnage déchiré, en proie à des penchants que son temps juge criminels et inavouables. Quelques années après son mariage avec la belle Constance Lloyd (Jennifer Ehle), Wilde est séduit par un jeune Canadien, Robert Ross (Michael Sheen), qui lui révèle ses penchants homosexuels. C'est à cette époque que Wilde écrit son unique roman, "Le portrait de Dorian Gray", qui choque le public anglais. Peu après, Wilde rencontre lord Alfred Douglas, alias Bosie (Jude Law), dont l'intelligence, la beauté et l'insolence le fascinent irrésistiblement. Délaissant Constance et leurs deux enfants, Wilde entame avec Bosie une relation passionnée, avec l'illusion d'être plus qu'un amant, mais, à l'image des amours anciennes, un guide et un protecteur. Mais Bosie est un personnage retors et violent, hanté par un père brutal et intolérant, le marquis de Queensberry (Tom Wilkinson), qui n'aura de cesse de séparer les deux hommes, quitte à en faire jeter un en prison... |